En bref

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    jeudi 5 novembre 2009

    Merci m'sieur Bacon !


    Ou comment un oiseau qui atterrit devient autre chose ? (Merci Wikipedia)

    Oh oui, merci !

    Mais pourquoi donc me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que ce charmant monsieur à répondu à diverse question de David Sylvester sur son travail, le sens qu'il lui donnait, comment, pourquoi... Enfin, un peu une de mes pierres d'achoppement récurrente. La ou cela m'intéresse, c'est le manque total de prétention de ce qu'il dit - ou de ce que Sylvester transcrit.
    Pour moi c'est une révélation. Enfin, c'est à nouveau une révélation.

    Il faut dire que mes études m'ont fortement poussé à voir les choses sous un angle philosophique qui ne me convient pas. Désolé je ne travaille pas sur la question de la Chose selon Heidegger, Benjamin m'ennuie, et non, je ne vois définitivement pas le rapport entre Spinoza et le fait de tracer une ligne. Si pour certains, c'est leur chemin, tant mieux ! Mais qu'on ne me l'impose pas. Je crains d'être beaucoup plus terre à terre - je dessine parce que cela m'amuse, pas parce que cela apporte une réponse à quelque chose...

    J'aime partir d'une sensation, d'un souvenir, d'une image mentale fugitive. Juste pour voir ce que ça va donner. J'aime rebondir sur ce trait la, oui, celui la, qui vaguement m'indique quelque chose, me bouscule. J'aime faire une expérience, pour voir ce qui va en ressortir, ce que cela va changer. J'aime cet accident qui d'un coup change radicalement les choses... et va me donner du fil à retordre pour enfin arriver à l'équilibre que je recherche.
    L'équilibre que je recherche, cet état intangible ou enfin l'espace semble tenir, ou tout semble être en place, ou il ne m'est plus possible d'intervenir si je veux le maintenir. Je crains qu'il n'y aie de mots pour en parler, si ce n'est par la poésie...

    Je me sens tel l'explorateur - pas de cartes, pas forcément de destination claire. Juste...

    mardi 3 novembre 2009

    Blog or not ?

    Ces dernières années, le blog semble être devenu une forme majeure de site. Bien que la forme esthétique varie (avec plus ou moins de succès), le fond reste le même : une longue liste de messages, qui suivent un ordre linéaire fixe. Certains y voient une forme de livre moderne, mais j'avoue avoir du mal avec cette idée : un livre n'est en rien un chemin fixe, il m'est facile de me promener à l'intérieur sans que l'interface ne m'en empêche par exemple. Barthe voyait dans le livre une forme de réseau - personnellement j'y vois une surface pliée, même si, soyons honnête, cela tient probablement à ma formation d'imprimeur.
    Donc, la forme blog m'ennuie. Elle m'ennuie parce qu'elle fige trop les choses. Elle m'ennuie aussi parce que je ne suis pas un monstre de régularité, et encore moins organisé. J'aime mes carnets, maëlstrom d'idées, d'image, de note sur le vif, de croquis... Car c'est ainsi que je fonctionne.
    Mais le blog, dans ce cas ci, est facile. Trois click et j'ai publier. Il structure tout aussi, avec ses tags, ses archives. Est-ce une bonne raison, ou plutôt est-ce suffisant que pour l'adopter ? Tout doucement j'en viens à avoir des doutes.
    Je rêve.
    Je rêve d'expérience, de briser le bit pour voir ce qu'il y a en dessous, de passer le net à l'accélérateur de particule. Mais il faut que vous puissiez néanmoins y assister.
    J'agis. Je connais déjà le HTML, les CSS, un peu de Flash, j'ai des notions de Processing. Bientôt sur vos écrans...
    Mais, et vous ? Ca vous intéresse un internet lissé, policé, normalisé ?

    lundi 12 octobre 2009

    Enrichissement et interférence



    Sinus et système chaotique ? 35*55cm, pierre noire et craie litho humide.

    Ce matin, après avoir lancé mon dessin matinal, je me posais la question de l'inspiration. D'ou viennent ces interférences qui vont enrichir mon travail ? Intuitivement, je dirais de mes lectures, de ce que je regarde, mais je n'en ai que rarement une preuve immédiate. Ici, j'ai la sensation de voir une forme sinusoïdale qui surgit par exemple, mais est-ce une réalité tangible ou une interprétation (trop) libre de ma part ?

    samedi 10 octobre 2009

    Blog ou pas ?

    Mon blog est un (relatif) désastre. Personne ne le lit - mais c'est normal, nous sommes "écrasé" sous une masse d'information venant de toute part. Après tout, je n'ai pas plus de temps pour le blog de mes amis qu'eux n'en ont pour le miens, et, soyons honnête, on peut échanger des informations par d'autres biais, de par la nature de nos contacts semi constant.
    Pourtant, mon travail se fait voir sur des sites semi spécialisé (deviantart, bluecanvas...) Mon ego (oui, oui) me dit qu'il n'est pas mauvais, loin de la, et les retours que j'en ai me le confirme.
    J'admets, c'est peut-être (sûrement ?) aussi un problème de langue, étant donné que je passe beaucoup de temps sur le web anglophone, pas par pédanterie (j'aimerais), mais parce qu'il s'agit de la lingua franca du net. Mais donc, est-ce que je ne perdrais pas mon temps à maintenir un blog ? Est-ce qu'un véritable site personnel ne me rapporterait pas plus d'échange ? Comment profiter des contacts créé par des sites communautaire ?
    J'hésite. D'autant plus que mes véritables écrits sont dans des carnets de dessins, ou mes brouillons de texte plus conséquents, et non pas ici. Et si c'était ça le véritable problème, mon manque d'entrain pour publier ici des choses plus personnelles ?

    vendredi 9 octobre 2009

    Dévellopement



    Exploration continue, au saut du lit, avec comme contrainte le retour au pinceau !
    35*55cm, encre de chine, acrylique

    Hier j'ai justement revu une vieille amie pour discuter de futurs projets, et nous avons fini par dériver sur la nécessité des contraintes. La vie des fois est remplie d'événement et de synchronicité bizarre ! On en revient toujours à cette idée qu'il suffit d'emprunter un chemin pour que tout les indications y reviennent.

    *** edit : photo du boulot redressée ! C'est mieux ainsi ***

    lundi 5 octobre 2009

    Le "coeur" des choses



    35*55cm, mine de plomb, porte mine.

    Retour au boulot ! Beaucoup de questions sur le rythme, comment le maintenir sans se laisser happer par le reste. Se donner des horaires ?

    jeudi 24 septembre 2009

    Piste de manifeste

    Je continue à tenter d'exprimer mon travail en mot, je viens de penser à ces quelques bases :

    1. le Chaos est partout.
    2. Les Systèmes aussi
    3. L'un et l'autre sont instables et ne font que prédire l'arrivée de l'autre
    4. L'état d'équilibre, ou l'un annonce l'autre déjà présent et vice versa est plaisant
    5. Cette circulation est le réel
    6. L'imagination est l'outil le plus performant pour appréhender le réel
    7. Si on peut l'imaginer, on peut le réaliser (merci Pr. Farnsworth !)

    mardi 8 septembre 2009

    A propos de l'autoportrait



    Ahhh l'autoportrait, quelle joie d'en obtenir un qui semble tenir la route ! Mais que de difficultés aussi. Proportion, axe, forme, tout semble se liguer pour nous empêcher de réaliser facilement une image de nous même, alors même que si nous tentons de copier celle d'un autre, un peu de nous transparait. Chacun sa technique, on peut tenter de vraiment copier d'après nature en forçant notre cerveau à chercher les formes abstraites et à les copier, ou alors, comprendre la forme, et construire à partir de là le visage en cherchant alors son caractère.
    J'entends par caractère les petites choses qui nous rendent singulier. On peut imaginer qu'avec une connaissance suffisante de ces deux points nous pourrions dessiner alors cette personne sous n'importe quel angle et garder la ressemblance - c'est l'objectif de la caricature, ou du dessin en BD. Et c'est bien sur plus dur avec son propre visage, qui nous est finalement assez inconnu... et sur lequel nous projetons beaucoup de choses !
    Ces deux approches sont pour moi complémentaires, l'une et l'autre ayant beaucoup à nous apprendre sur ce qui fait le visage humain.

    Ici par exemple encore beaucoup de travail en vue... sur le rendu par exemple, mais le plus dur est fait à mon sens - une simple réalisation !

    mardi 1 septembre 2009

    Réflexion : the "tipping" point

    Aujourd'hui, lecture studieuse : The Pipping Point de M. Gladwell, ou il analyse la propagation virale d'une idée et plus particulièrement le point d'inflexion - c'est à dire le moment ou elle passe de confidentielle à généralisée. Ce livre est principalement réfléchis dans un sens marketing, mais cette idée de circulation de l'information est passionnante artistiquement.
    Je suis convaincu qu'on peut cartographier notre univers avec un schéma de relation (ou d'absence de celle-ci, ce qui est tout aussi important) - si on accepte que cette carte est dynamique et jamais figée. Nos connaissances circuleraient alors à travers ces circuits tel des virus, contaminant et se contaminant lui même dans une cycle d'enrichissement et d'appauvrissement continu. Le transfert d'informations serait dés lors interdépendant des voies empruntées et vice versa, ce qui ouvre des perspectives (dynamiques) particulièrement intéressante aussi bien intellectuellement que pratiquement.
    Laissons tomber pour le moment la partie, et regardons plutôt du côté pratique : cela veut dire que si j'arrive à m'insérer dans un circuit, et qu'à un moment donné le point d'inflexion est atteint, le travail finit par contaminer tout ce qui est connu - et à changer l'image du monde, mais aussi par réflexion sa propre image (le regard qu'on va porter sur lui). Le succès d'une œuvre étant toujours déterminé par le fait qu'elle dépasse ce point, nous pouvons soit changer son contenu pour qu'elle convienne au contexte de diffusion, soit chercher les voies de propagations et d'infections les plus efficaces.
    Cyniquement cela voudrait dire qu'un processus de ce type maitrisé rendrait virtuellement n'importe quel travail visible. Ou à tout le moins accessible...
    La question alors est de savoir quel est la place que nous voudrions avoir, le milieu que nous voulons toucher - les milieux financier (valeur) cyniquement, ou juste la diffusion du travail ? Finalement les processus sont similaire, c'est le résultat qui va déterminer comment nous serons perçus... encore une interdépendance, décidément !
    Mais alors, ou se placer ?

    dimanche 23 août 2009

    Alchemy fun - Rorscharch



    Marrant comme un simple effet miroir peut directement faire penser à une image d'un test de Rorscharch. Vraiment très amusant ce programme, il change vraiment ma vision de la création informatique - pièces à réutiliser, tout ça, comme en litho, ou presque (Alchemy étant en vectoriel... pratique, potentiellement).
    En tout cas, comme source d'inspiration on peut difficilement faire mieux - déjà que la page blanche m'est quelque chose d'inconnu !

    vendredi 21 août 2009

    C'est trop long, trop complexe, #&@%!!!!

    Expliquer un travail en art, avec des mots, c'est passer d'une forme de langage à une autre. Traduire une langue est déjà quelque chose immensément complexe, alors, imaginez le passage du plastique à l'écrit... Comment décririez-vous votre passage musical préféré ? Que dire de l'introduction de Stairway to Heaven par exemple qui n'exprime pas des banalités et nous permette de toucher à l'émotion renfermée dans ces notes ? C'est à mon sens quasi impossible, ou, plutôt, une perte de temps.
    Hors, c'est ce que j'essaye de faire avec mon travail. Je ne suis même pas sur d'être objectif dans la description des étapes de travail - parce que je ne les réfléchis pas de cette manière. Et pourtant il faut quand même que j'essaye de vous expliquez ce que je fais - mais... pourquoi ? A quoi est-ce que cela va avancer le spectateur de savoir que j'ai une forte prédilection pour le dessin, cela va-t-il changer son appréciation de ce qu'il a devant les yeux ? Est-ce que savoir qu'a un moment donné il y a du figuratif et à d'autre une expérience esthétique va lui permettre de rentre plus facilement dans l'expérience ?
    Plus j'avance, moins je suis convaincu que le bagage littéraire sois d'une importance majeure - en tout cas pour mon travail (certains ne jouant que sur cette question, elle est alors inévitable). Le travail va s'apprécier avec le regard - le cerveau passe en roue libre, "silencieux", il construit lui même sa propre interprétation, qu'il quitte ou non le monde plastique. Je ne suis même plus sur qu'on puisse partager l'émotion ressentie face à une œuvre oralement sans la détruire - nous utilisons pour cela un autre langage, corporel, bien plus efficace.
    Je cherche la disruption mentale. Je cherche à toucher quelque chose qui n'est pas de l'ordre du mot. Comme obtiendrais-je cela avec une longue explication ?
    Oui.
    Non.
    Moi, en tout cas, je retourne apprécier les choses, avec mes tripes. Stairway to Heaven...

    mercredi 19 août 2009

    La question du figuratif et de l'abstrait

    Question récurrente sur mon travail, qu'en est-il de la figuration ? Je poursuis donc mon exploration textuelle de mon travail.

    Le point de départ de mes travaux peut-être indifféremment une base chaotique (telle qu'une tache, un trait lancé au hasard) ou alors un rapide croquis d'après nature. Dans ces deux cas, ce ne sont que des premiers pas, un peu hésitant - j'ai horreur du vide pour commencer un travail quelconque, et cela m'évite la feuille blanche.
    A moins d'avoir une idée claire de ce que j'ai envie d'obtenir (ce qui est rare), je vais rêver éveiller sur ce qui est sur la feuille, et laisser mon crayon, pinceau, compléter le dessin, pièce par pièce. Un dessin se construit ainsi pas après pas, et non pas d'un bloc que je raffine ensuite, même si je me force à travailler à plusieurs échelle pour maintenir la cohérence générale du travail.
    Chaque "vision" peut donc prendre pied sur une base très limitée ou sur l'ensemble du travail, et à force vont s'accumuler. C'est ici que se place surtout, pour moi, la question d'une figuration : ces points vont être influencé par ce que je connais, ce que j'ai préalablement dessiné, ou les sujets qui à ce moment la me préoccupes. Il va ainsi surgir des os, des muscles, des parties de corps, des objets, des animaux au hasard de mes pérégrination dessinatrice, des traits préalable qui me guident, de ce que je lis. Et, bien que cela me semble évident, il arrive aussi souvent que ce soit des formes abstraites qui ressurgissent aussi - mélange continu de l'un et de l'autre.
    C'est cette accumulation de hasard et de figuration qui va finir par produire cet aspect mystérieux à mes travaux, ni abstrait ni figuratif.

    Voilà qui devrait répondre à quelques questions sur ce point - mais en cas de doute, j'attends vos commentaires.

    lundi 10 août 2009

    Début de réflexions sur le travail - technique, format

    Il est temps pour moi d'essayer de parler un peu plus avant de mon travail. Pour cela je vais d'abord me baser sur ce que me conseille mon ami Mondiani (dont je vous recommande le site, rempli de photo de qualité). Ce sont des choses basiques, mais il faut bien commencer quelque part, non ? Donc, sans plus attendre :
    La technique, donc, avec en point commun le dessin - le trait qui découpe, la craie qui surface, le lavis qui lie...
    Ces derniers temps ce fut beaucoup de lithographie, parce que l'union des outils spécifiques à ce médium à sa propre magie (le grain trompeur de la pierre, son côté trompeur, son lavis aléatoire, sa craie...)
    Autrement j'utilise beaucoup le simple crayon, gris (carbone), ou de pierre noire, des fois du fusain. L'encre - préparée moi même, à la chinoise - est aussi un élément qui me plait, et avec elle les lavis d'aquarelle. Un domaine d'eau, qui sait rester léger, peut-être trop des fois.
    Le support est toujours du papier. Moyennement grainé, souvent extrèmement résistant à l'eau, j'aime pouvoir dessiner dessus de manière fluide, sans qu'il ne me donne trop de texture de par lui même.
    Rarement de dessin très coloré - plutôt des monochromes, avec une obsessions sur les couleurs primaire, et plus particulièrement le rouge.
    Le travail semble se faire sur une base de plusieurs série réalisée en paralèlle - c'est à dire qu'une même approche d'un sujet est explorée plus avant, mais que plusieurs sujets peuvent être exploré dans le même temps (plusieurs dessin différent). Une contamination d'une série à l'autre peut d'ailleurs intervenir dans un but d'enrichissement, ou tout simplement parce que des points commun se font jour.
    La taille des travaux varie, mais mon format préféré est probablement un rectangle de 40*50cm - hérité du travail sur la pierre. Ni trop grand, ni trop petit, je peux me lancer dans un délire de détails sans me perdre dans le support.

    Ce n'est qu'une première approche, encore incomplète et qui manque de structure, mais si vous avez des questions, n'hésitez pas, je me ferais un plaisir de répondre !

    samedi 11 juillet 2009

    Trent Reznor sur le modèle musical actuel

    Je sors de ma léthargie pour un p'tit message rapide qui suis l'intervention de Mr. Reznor sur le modèle musical qu'il envisage, pour lui, mais aussi de manière plus générale, donc, tout d'abord :

    http://forum.nin.com/bb/read.php?30,767183,767183#msg-767183

    Petit résumer pour les non anglophones : pour lui, le net change la donne. La musique ne doit pas forcément être gratuite, loin de là, mais vu que le partage est un fait, autant faire avec et tenter de gagner de l'argent quand même. Donc partager, mais laisser aux gens l'opportunité d'acheter quand même, vendre des goodies (t shirt, édition spéciale etc.), s'investir dans la communauté, en gros, profiter des avantages du net pour se créer ses opportunités.
    Ca peut sembler utopique - après tout, il est déjà connus et ça fonctionne BIEN pour lui grâce à cela. Mais justement, le net permet de toucher vite et de manière très large énormément de gens - avant un groupe aurait du tourner dans son bled en espérant un jour être "découvert".

    Je pense personnellement que le net, et son hyper communication sont en train de changer nos rapports sociaux et économique. J'espère sincèrement pour le meilleurs - tirer les choses vers le haut plutôt que de tenter de nous aligner sur le moins cher, le moins bien construit, en gros, profiter du plus faible. Ceci est un autre débat que je compte aborder prochainement ici même, donc, faisons pour l'instant l'impasse dessus.
    Internet est donc à mes yeux une chance énorme pour les artistes, et pas uniquement musicaux. C'est à chacun de la saisir, et d'oser s'affirmer, de croire en soi.
    Je ne sais pas si les galeries vont s'écrouler comme l'ont fait les major musicale - je ne pense pas. Mais elles vont évoluer. Le rapport des artistes au public lui aussi.

    Je clôt ici cette brève intervention - il y a encore beaucoup à dire, à explorer, à faire, à partager... Et, après tout, un blog est une plateforme pour discuter, donc j'espère avoir des retours - sinon, et bien, je continuerais à me promener sur le net et à ramener ici ce qui me trouble.

    mercredi 10 juin 2009

    Comment présenter un carnet d'artiste ?

    Comme beaucoup d'artistes j'ai un journal sur mon boulot. Plutôt un carnet ou je note ce qui se passe dans le travail, les idées non encore explorée, les projets éventuels, les échecs, les questions que je peux me poser, les citations qui me frappe, des essais en réduction, enfin, un carnet d'artiste quoi. Si on veut suivre l'évolution de mon travail, y avoir accès doit certainement être une source d'une valeur incommensurable - voire même pour simplement le comprendre.
    En fait, après mon jury ou les gens avaient du mal à comprendre ou j'allais, pourquoi, quel était mon propos, je ressentais le besoin d'expliquer plus clairement. En réfléchissant plus avant, j'ai réalisé que j'avais déjà ça !
    Le problème, c'est quelque chose de relativement personnel - même sans noter mon ressenti face au monde ou raconter mes désillusion amoureuse, ça parle de moi, sans filtre. Ce n'est pas la question de vouloir cacher (garder secret) mon travail, plutôt l'envie de ne pas donner des clefs parfois trop personnelles. Une forme de pudeur ou de timidité ?
    Dans tout les cas, je n'ai pas envie de juste nettoyer ce qui existe. J'ai envie de profiter de l'occasion pour dépasser ça, pour tenter d'offrir à vous, cher lecteur, quelque chose de plus intéressant que des notes prise de manière hasardeuse et bien souvent hors contexte.
    Donc. Que faire ? Un carnet ? Un livre ? Un site ? Dur dur...

    samedi 2 mai 2009

    Erreur commune n°1 : croire qu'il y UNE bonne manière de faire

    Et bien : non. On vous a menti. Il y a toujours des manières, et probablement plusieurs excellentes.

    vendredi 1 mai 2009

    Le sage à dit...

    Dans la philosophie chinoise (je pense que c'est Lao Tseu), on dit souvent "Dans l'esprit du débutant, il y a beaucoup de possibilités, dans celui de l'expert il y en a peu". C'est une phrase que j'ai souvent vue ressortie, et que j'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre en fait.
    En débutant, effectivement, on a énormément de choix – dont celui d'arrêter, après tout. On ne perd rien, on gagne tout. Dans la logique de cette citation, cela voudrait dire qu'en se spécialisant, nous connaitrions par avance les "bonnes" réponses (ou en tout cas, celle qui semblent appropriées), et que donc notre spécialisations limiterais les possibles face à notre travail. Mais pour moi, c'est vraiment étrange de penser ainsi !
    Quand je démarre un projet, j'ai très peu de possibilités, que ce soit parce que je mangue de technique, soit parce que je n'ai rien pour rebondir dessus. La fameuse feuille blanche, ou tout est possible et rien en même temps... Personnellement je préfère, et de loin, partir d'une tache, d'une forme, de quelque chose qui puisse me bousculer dans mes habitudes. J'aime construire, petit à petit, en partant du simple et en allant vers le plus compliqué...

    Non ?

    dimanche 26 avril 2009

    Art et compagnonnage

    Comme j'en ai déjà fait mention, l'apprentissage artistique actuel est à mon sens inefficace. Des discussions que j'ai pu avoir avec des gens de divers pays (grâce aux échanges erasmus, et à des forums comme celui de Concept Art). Les critiques qui reviennent souvent parlent souvent du rôle des professeurs (transmettre un savoir, aider l'élève à grandir), les orientations partisane (choix particulier de cours – le tout théorique ou l'absence de réflexions), la limitation à un domaine... J'avoue en avoir souffert, et toujours en souffrir – à mes yeux, le fait de suivre un enseignement quelconque devrait être un accélérateur sur un chemin personnel, d'autant plus en art. Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
    James Elkins parlent de ces problèmes en ayant conscience des limitations d'un enseignement qui veut créer des individus normalement unique dans son livre ‘Why Art cannot be taught’. Cependant, il préfère ne pas proposer d'autre modèle – pour lui il serait plus intéressant de faire évoluer le système de l'intérieur que de chercher à le changer, par ce que les limitations qu'il relève sont pour lui impossible à éliminer. C'est une attitude qui est profondément défaitiste et retire toute possibilité d'évolution, alors même que justement c'est maintenant que nous pouvons réfléchir.
    Alors, qu'est-ce que je pourrais proposer ?
    Tout d'abord de réfléchir sur ce qui est intéressant ou pas en art. En Belgique et en France, je sais que nous avons une idée très "intellectuelle" de ce qu'est l'art. Au point de rêver à l'artiste doctorant comme idéal – l'artiste chercheur, au sens universitaire. C'est une possibilité, bien sur, mais pourquoi vouloir réduire le champ artistique à cet infime partie ? Tout comme on essaye actuellement de produire un enseignement standardisé (avec notamment Bologne), qui est surement très intéressant pour des domaines fini ou qui ne demandent pas de produire des individualité forte. La chimie ou la physique varie finalement très peu dans leur base, ce n'est qu'a haut niveau que des différences fondamentale vont se ressentir.
    Ensuite il y a besoin d'une certaine perméabilité entre les différents champ de l'art – en tant que dessinateur je suis attiré par la peinture, les techniques d'impressions, l'illustration et les techniques numériques, voire la vidéo... Mais l'enseignement traditionnel va enfermer tout cela dans des petites cases d'où il est bien difficille de sortir. Alors même que la réalité des artiste après l'école montre cette insuffisance !
    Et bien sur le problème du professeur. Avoir un seul prof tout au long des études, c'est quand même s'exposer à entrer dans un jeu ou l'on essaye de lui "plaire" pour réussir – c'est humain. De même toute personne à ses limitations, ce qui est logique. Une solution pour moi serait d'exposer les élèves au fait de travailler avec plusieurs personnes – en même temps mais aussi successivement. Avoir plusieurs avis divergent, changer de professeur d'année en année... Evoluer en quelque sorte.
    J'avoue, c'est le dernier point qui me semble le plus important – c'est souvent le professeur principal qui va être le blocage majeur pour diverse raison.
    Un modèle possible vient pour moi du compagnonnage. Passer d'un maitre à un autre, d'une maison (centre d'enseignement) à une autre, avec un haut niveau d'exigence. Etre confronté rapidement à la réalité, entouré de personne de qualité et motivée (qui aime leur travail), un échange constant d'information, l'impossibilité de s'ankyloser à une place ou dans un système.
    Bien sûr cela voudrait aussi dire changer notre mode de compréhension de ce qu'est l'enseignement. Accepter de voir autre chose. Changer le paradigme en place – et donc... c'est là que cela va bloquer – on ne change vraiment que quand les défenseur de l'ancien modèle sont mort !

    lundi 20 avril 2009

    Don't think

    Don't think. Thinking is the enemy of creativity. It's self-conscious, and anything self-conscious is lousy. You can't try to do things. You simply must do things

    Ray Bradbury
    Traduction : «Ne pensez pas. Penser est l'ennemi de la créativité. C'est auto-conscient, et n'importe quoi auto-conscient est mauvais. Vous ne pouvez pas essayer de faire des choses. Vous devez simplement le faire.»
    (Désolé pour les approximations, je ne suis pas traducteur)

    samedi 18 avril 2009

    De l'importance des matériaux


    J'avoue, je suis un adepte de gadget assez absolu – même si avec l'age, seuls ceux qui présentent un intérêt pour mon travail déclenchent le désir de possessions. Donc, quand Wacom à annoncé une nouvelle tablette graphique, le dessinateur/gadgetophile ne pouvait que redresser ses oreilles ! Mini écran pour les touches de raccourcis, plus précis, plus solides, plus mieux quoi. Et puis, la re descente sur terre : j'ai possédé une tablette, il y a longtemps, et ce fut un désastre. Je n'aime rien tant que le contact du papier (ou d'une pierre), la sensation du crayon sur sa surface, le fait de pouvoir utiliser différents outils qui vont vraiment se comporter différemment dans ma main, etc. C'est profondément «sensuel» on va dire de pouvoir manipuler des choses réelles. Je ne nierais pas la facilité de travail par contre qu'apporte l'ordinateur – c'est rapide, précis, on peut revenir facilement en arrière, mais ça manque de ce quelque chose de physique...
    En musique, nous avons la chance d'avoir des contrôleurs qui pallient ce manque, nous accédons ainsi à nos synthétiseur, enregistreur et tutti quanti à l'aide de véritables instruments. Quelle libération pour moi ! Ce n'est peut-être pas encore parfait, mais on en est pas loin... alors qu'une tablette graphique reste quelque chose de froid, qui manque d'âme.
    Cela pourrait sembler anecdotique, après tout je ne suis pas obligé de l'utiliser si je n'en veux pas. Sauf que cette question de l'âme n'est en fait qu'un problème de ressenti personnel par rapport à un outil. La ou j'aime mes pierres, d'autre vont détester, et nombreux sont ceux qui adorent leur tablette plus que mes craies et crayons litho ! Ce n'est donc pas quelque chose d'aisément quantifiable, vu que profondément subjectif. Nous avons tous nos préférences vis-à-vis de nos outils, et bien souvent nous en venons même à déformer les outils existant pour qu'ils nous conviennent mieux, dans un processus qui n'est même pas forcément conscient (qui n'a jamais tenté d'utiliser le stylo d'un autre pour s'apercevoir que celui-ci nous est inusable ?)
    Personnellement j'essaye pour le moment de retrouver mes sensations face à la pierre de manière plus pratique, plus transportable – sur papier en gros. Et ce n'est pas gagné ! J'avoue essayer de rajouter dans le même temps de la couleur et c'est peut-être là que le bât blesse, mais en tout cas, je sais que l'acrylique et moi avons encore un long chemin à parcourir avant de nous entendre. Je préfère de loin l'aquarelle, la gouache, le crayon lithographique, et ce, sur des papiers finement grainés, à toute autre solution. Mais ce n'est pas encore tout à fait ce que je cherche, ça manque encore de cette souplesse quasi magique de la pierre, du dessin qui semble évoluer de lui-même entre le premier coup de crayon et son impression finale (je parle du tout dernier tirage !)
    Le dessin du post est un exemple de ce que j'obtiens avec le crayon litho, la craie, et de l'aquarelle... presque, mais pas encore tout à fait, à mes yeux.