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    vendredi 4 septembre 2009

    Jeu avec le portrait




    J'aime beaucoup alterner entre ce qui est mon travail plus abstrait habituel et des essais d'un style figuratif. Dessiner d'après nature (ou avec l'oeil "de l'esprit") est une bonne manière pour moi d'apprendre, de retenir et de vérifier ma compréhension des formes. Ici ce sont des portraits imaginaires, avec une relative liberté - un premier pas vers la caricature ?

    mercredi 10 juin 2009

    Comment présenter un carnet d'artiste ?

    Comme beaucoup d'artistes j'ai un journal sur mon boulot. Plutôt un carnet ou je note ce qui se passe dans le travail, les idées non encore explorée, les projets éventuels, les échecs, les questions que je peux me poser, les citations qui me frappe, des essais en réduction, enfin, un carnet d'artiste quoi. Si on veut suivre l'évolution de mon travail, y avoir accès doit certainement être une source d'une valeur incommensurable - voire même pour simplement le comprendre.
    En fait, après mon jury ou les gens avaient du mal à comprendre ou j'allais, pourquoi, quel était mon propos, je ressentais le besoin d'expliquer plus clairement. En réfléchissant plus avant, j'ai réalisé que j'avais déjà ça !
    Le problème, c'est quelque chose de relativement personnel - même sans noter mon ressenti face au monde ou raconter mes désillusion amoureuse, ça parle de moi, sans filtre. Ce n'est pas la question de vouloir cacher (garder secret) mon travail, plutôt l'envie de ne pas donner des clefs parfois trop personnelles. Une forme de pudeur ou de timidité ?
    Dans tout les cas, je n'ai pas envie de juste nettoyer ce qui existe. J'ai envie de profiter de l'occasion pour dépasser ça, pour tenter d'offrir à vous, cher lecteur, quelque chose de plus intéressant que des notes prise de manière hasardeuse et bien souvent hors contexte.
    Donc. Que faire ? Un carnet ? Un livre ? Un site ? Dur dur...

    lundi 6 avril 2009

    La valeur n'attend pas le nombre d'années

    En art, on va souvent observer les plus "jeunes", en espérant ainsi deviner qui va devenir monnayable ou non. Comme si des indices du génie se marquaient directement, ou plutôt comme s'il y avait réellement un don universel qui garantirait la possibilités de l'avènement de grand art. Sauf que tout cela est basé sur des présomptions – comme beaucoup de choses.
    Tout d'abord, il y a pré supposition que le talent existe à l'état de nature. Sauf que cela veut dire que nous aurions aussi dans nos gènes une définition de ce qui est intéressant plastiquement, ce qui va plaire ou pas, et ce n'est très largement pas le cas. Bien sûr nous sommes prédisposés à être plus sensibles à telle ou telle couleur, nous apprécions les systèmes ordonnés, les symétries, certaines courbes. Ce sont des restes de notre évolution – par exemple savez-vous que la plupart de nos récepteurs optiques sont sensibles aux verts ? Mais nous passons quotidiennement outre ce genre de sensation de par notre culture – nous changeons nos perceptions par ce biais. Comment apprécierions-nous un Picasso, un Bacon, ou de l'art abstrait autrement ? Donc, pas de pré connaissance de ce qui serait bon ou non, pas de possibilités de nous spécialisé à ce niveau.
    Nous ne pouvons même pas déterminer ce qui va, ou non, être une compétence utile en art – il n'y a pas une forme de dessins, mais des, et cela vaut pour la peinture, la musique, la sculpture... en fait un peu tout. Un ancien professeur de guitare (Tom Hess) le rappelle souvent à ses élèves, en soulignant aussi que la musique est une convergence d'un ensemble de compétences (sens du rythme, mélodique, connaissance du solfège, travail de l'oreille, travail psychomoteur avec l'instrument, imagination...), et que nous ne pouvons naturellement qu'exceptionnellement être doués en tout, si cela est même possible.
    Nous pouvons donc laisser tomber cette idée de l'aptitude naturelle. Il y a bien sûr des points ou nous sommes plus à l'aise, mais nous devons de toute façon développer les autres – le véritable talent, en art, c'est les nombreuses heures de pratiques (avec un focus précis et guidé).
    Mais alors, comment expliquer les qualités trouvées très tôt chez divers artistes tels que Picasso, Ingres, Mozart ? Et bien peut-être par leur environnement familial, tout simplement ? Le père de Picasso était professeur de dessin, celui de Mozart de musique. Ils ont tous les deux été poussés depuis leur plus jeune âge à pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer. Ils auraient très bien pu laisser tomber à un moment donné et on n'aurait jamais connu d'eux autre chose que ces travaux de jeunesse... Mais est-ce leurs meilleurs travaux ? Pas vraiment. Ce sont des étapes, nécessaires, mais qui ne sont pas encore devenus leur travail personnel. Il leur a fallu après cela de nombreuses années de travail et de réflexion que pour arriver au pinacle de leur art ! Mais comme ils ont commencé plus tôt, ils sont aussi arrivés plus tôt à ce sommet, logique, non ?
    Comme contre exemple je cite souvent Beethoven, qui à mit très longtemps à trouver sa voix, et comment l'exprimer. Ce sont des œuvres de vieillesse que nous connaissons de lui, qui ont eu énormément de mal à sortir, qui ont nécessité nombre révision et un travail acharné. On peut aussi parler de Van Gogh, qui est arrivé en art tardivement, mais à force de travail à su développer ses capacités. Il suffit de voir la masse de dessins qu'il nous a laissés que pour comprendre ce qu'est une obsession, et une progression guidée, critique.
    En fait, nous allons trouver des traces de génies à postériori – pour justifier notre non-réussite comparée à la leur. Quand nous disons qu'ils sont remplis de talent, nous dévaluons leurs longues années de travaux, d'obsessions, de sacrifices. Certains s'en remettent au destin pour justifier leurs errances, éviter de se confronter à ses choix, et pourtant, nous seuls sommes à blâmer pour nos erreurs.
    Notre cerveau est un organe ultra évolutif – bien que sa forme soit plus ou moins fixée rapidement, il va continuer d'évoluer et de s'adapter tout au long de notre vie. Nous pouvons continuer ainsi à apprendre de nouvelles choses, remplacer de vieilles habitudes, devenir plus intelligents, réaliser nos rêves – nous n'avons qu'une chose à faire pour ça : oser faire le premier pas.

    lundi 2 mars 2009

    [inter|intra] connexion

    C'est amusant, nous vivons dans une société ultra connectée. Les barrières entre les différents domaines tombent, l'une après l'autre. Le net, avec des sites comme wikipedia nous permette de très vite nous promener a travers ce réseau de liens, passant d'une idée à une autre, sautant parfois des éléments, en approfondissant ensuite d'autre.
    Etrangement, je m'aperçois que cet idée d'interconnexion, d'écrasement par une masse de donnée, c'est ma façon de créer/composer. En musique, par exemple, je vais créer des tonnes de boucles que je vais ensuite ré arranger pour reproduire de nouvelle boucle, et ainsi de suite. En litho, je crée un maximum de dessin, avec lesquels j'ai des dizaines de variations qu'ensuite je recompose... et redessine, photographie, réarrange. Je découvre la vidéo, le multimédia, et encore une foi les mêmes processus s'appliquent. Je rêve d'un site web qui me permettrait d'être aussi "plastique" et réactif, [ré]arrangement compris.
    Je vis dans un monde de possibles. Comment ne pas en être heureux ?

    jeudi 26 février 2009

    Plus du même

    Encore, encore, encore. Ca ne parait rien (et ça n'est rien) et pourtant, c'est un truc important, pour le moral – y arriver. ENFIN.
    Par contre en couleur c'est affreux, affreux. Décidément, c'est une chose qui m'échappe encore et toujours, malgré une confrontation récurrente.


    mercredi 25 février 2009

    Illustration

    S'il y a un bien un sujet que je n'ai jamais pu maitriser en dessin, c'est le concept de dessin illustratif – oui oui, les mickeys. C'est un truc qui m'a toujours échappé, et, soyons honnête, frustré. Moi aussi je veux faire des jolies images que tout le monde il aime (je sais, je cause bien).
    J'ai longtemps cherché à comprendre en quoi, et j'ai toujours donné des excuses (pourries). Sauf que depuis quelques jours, je réalise que je peux (plus ou moins) aussi en faire. Le plus ou moins, c'est surtout que je manque totalement d'habitude... rien ne peut remplacer l'expérience ! Mais c'est intéressant que je puisse mieux "diriger" mes réalisations. Tout est intéressant pour donner du corps au travail en fait.
    Quelques exemples pour la peine :




    Reste un problème, majeur : niveau histoire, je ne suis nulle part. Comme tout le monde, j'ai bien sûr des choses à raconter, mais en BD/illustration ? Bof. Bon, Maldoror, ça le ferait ?

    samedi 14 février 2009

    Structure

    On va souvent se contenter de manipuler une structure existante. Se dire, petitement, que c'est tout ce qu'il y a. C'est déjà bien assez compliqué !Après tout, qu'avons-nous à apporter au monde ? Devons-nous vraiment le faire grossir ?
    Et si tout se trouvait déjà la, présent, n'attendant que notre bon vouloir ? Non pas fermée, bloqué dans un être pré destiné, mais juste en attente que nous tressions, défaisions, manipulions.
    Nous oublions souvent que nous sommes autant créateur que juste opérateur. Il est de notre devoir d'affronter l'absence de règles – il n'y a que ce que nous inventons.

    samedi 17 janvier 2009

    Ou est la clé ?

    Début septembre 2008, à l'aube de la dernière année scolaire académique, j'écrivais :
    En y réfléchissant encore, j'en reviens à cette idée que ce sont les préjugés qui nous bloque. Les règles sont là comme suggestion, pas comme finalité

    Mes lectures récentes – et en si j'y repense, en fait, quasi toutes mes lectures – reviennent sur cette idée, encore et encore : savoir prendre sa liberté. Non pas qu'il faille pour cela tout briser, surtout pas ! Non, c'est dans l'esprit de : apprendre à voir autrement ce qui est, ne pas en rester aux apparences, et oser s'y fier/le montrer.
    Les règles sont pour moi une manière de définir la réalité devant nous, pour nous aider à trouver un chemin. Le risque, c'est que cela ne fige notre vision ! Si nous ne pouvons voir les chemins de traverse, si nous ne voulons pas les voir, c'est une perte énorme. Pire, si des gardiens du temple (en ce compris nous même, notre plus ardent ennemi) nous empêche d'emprunter ces futurs sentiers, de peur d'être confronté à l'inconnu ?
    Non.
    Il faut affronter ses peurs. Oser.

    Un livre qui parle particulièrement bien de cela : L'univers de la possibilité : Un art à découvrir de Ben Zander et de sa femme. Il y en a bien sur des tas d'autres, mais au moins celui la n'essaye pas de nous donner des réponses finale, mais juste des questions auxquelles se confronter pour y apporter nos réponses. Il y a des voyages que nous sommes amené à faire presque seul...

    Ceci est le premier post tiré de mon carnet de réflexion/recherche/dessin. Revenir et réfléchir sur ce que j'ai pu dire, faire, prendre du recul et partager ça, en espérant créer un dialogue, plutôt que de laisser ça enfermer loin de tout.