En bref

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    lundi 6 avril 2009

    La valeur n'attend pas le nombre d'années

    En art, on va souvent observer les plus "jeunes", en espérant ainsi deviner qui va devenir monnayable ou non. Comme si des indices du génie se marquaient directement, ou plutôt comme s'il y avait réellement un don universel qui garantirait la possibilités de l'avènement de grand art. Sauf que tout cela est basé sur des présomptions – comme beaucoup de choses.
    Tout d'abord, il y a pré supposition que le talent existe à l'état de nature. Sauf que cela veut dire que nous aurions aussi dans nos gènes une définition de ce qui est intéressant plastiquement, ce qui va plaire ou pas, et ce n'est très largement pas le cas. Bien sûr nous sommes prédisposés à être plus sensibles à telle ou telle couleur, nous apprécions les systèmes ordonnés, les symétries, certaines courbes. Ce sont des restes de notre évolution – par exemple savez-vous que la plupart de nos récepteurs optiques sont sensibles aux verts ? Mais nous passons quotidiennement outre ce genre de sensation de par notre culture – nous changeons nos perceptions par ce biais. Comment apprécierions-nous un Picasso, un Bacon, ou de l'art abstrait autrement ? Donc, pas de pré connaissance de ce qui serait bon ou non, pas de possibilités de nous spécialisé à ce niveau.
    Nous ne pouvons même pas déterminer ce qui va, ou non, être une compétence utile en art – il n'y a pas une forme de dessins, mais des, et cela vaut pour la peinture, la musique, la sculpture... en fait un peu tout. Un ancien professeur de guitare (Tom Hess) le rappelle souvent à ses élèves, en soulignant aussi que la musique est une convergence d'un ensemble de compétences (sens du rythme, mélodique, connaissance du solfège, travail de l'oreille, travail psychomoteur avec l'instrument, imagination...), et que nous ne pouvons naturellement qu'exceptionnellement être doués en tout, si cela est même possible.
    Nous pouvons donc laisser tomber cette idée de l'aptitude naturelle. Il y a bien sûr des points ou nous sommes plus à l'aise, mais nous devons de toute façon développer les autres – le véritable talent, en art, c'est les nombreuses heures de pratiques (avec un focus précis et guidé).
    Mais alors, comment expliquer les qualités trouvées très tôt chez divers artistes tels que Picasso, Ingres, Mozart ? Et bien peut-être par leur environnement familial, tout simplement ? Le père de Picasso était professeur de dessin, celui de Mozart de musique. Ils ont tous les deux été poussés depuis leur plus jeune âge à pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer. Ils auraient très bien pu laisser tomber à un moment donné et on n'aurait jamais connu d'eux autre chose que ces travaux de jeunesse... Mais est-ce leurs meilleurs travaux ? Pas vraiment. Ce sont des étapes, nécessaires, mais qui ne sont pas encore devenus leur travail personnel. Il leur a fallu après cela de nombreuses années de travail et de réflexion que pour arriver au pinacle de leur art ! Mais comme ils ont commencé plus tôt, ils sont aussi arrivés plus tôt à ce sommet, logique, non ?
    Comme contre exemple je cite souvent Beethoven, qui à mit très longtemps à trouver sa voix, et comment l'exprimer. Ce sont des œuvres de vieillesse que nous connaissons de lui, qui ont eu énormément de mal à sortir, qui ont nécessité nombre révision et un travail acharné. On peut aussi parler de Van Gogh, qui est arrivé en art tardivement, mais à force de travail à su développer ses capacités. Il suffit de voir la masse de dessins qu'il nous a laissés que pour comprendre ce qu'est une obsession, et une progression guidée, critique.
    En fait, nous allons trouver des traces de génies à postériori – pour justifier notre non-réussite comparée à la leur. Quand nous disons qu'ils sont remplis de talent, nous dévaluons leurs longues années de travaux, d'obsessions, de sacrifices. Certains s'en remettent au destin pour justifier leurs errances, éviter de se confronter à ses choix, et pourtant, nous seuls sommes à blâmer pour nos erreurs.
    Notre cerveau est un organe ultra évolutif – bien que sa forme soit plus ou moins fixée rapidement, il va continuer d'évoluer et de s'adapter tout au long de notre vie. Nous pouvons continuer ainsi à apprendre de nouvelles choses, remplacer de vieilles habitudes, devenir plus intelligents, réaliser nos rêves – nous n'avons qu'une chose à faire pour ça : oser faire le premier pas.

    jeudi 26 février 2009

    Plus du même

    Encore, encore, encore. Ca ne parait rien (et ça n'est rien) et pourtant, c'est un truc important, pour le moral – y arriver. ENFIN.
    Par contre en couleur c'est affreux, affreux. Décidément, c'est une chose qui m'échappe encore et toujours, malgré une confrontation récurrente.


    mercredi 25 février 2009

    Illustration

    S'il y a un bien un sujet que je n'ai jamais pu maitriser en dessin, c'est le concept de dessin illustratif – oui oui, les mickeys. C'est un truc qui m'a toujours échappé, et, soyons honnête, frustré. Moi aussi je veux faire des jolies images que tout le monde il aime (je sais, je cause bien).
    J'ai longtemps cherché à comprendre en quoi, et j'ai toujours donné des excuses (pourries). Sauf que depuis quelques jours, je réalise que je peux (plus ou moins) aussi en faire. Le plus ou moins, c'est surtout que je manque totalement d'habitude... rien ne peut remplacer l'expérience ! Mais c'est intéressant que je puisse mieux "diriger" mes réalisations. Tout est intéressant pour donner du corps au travail en fait.
    Quelques exemples pour la peine :




    Reste un problème, majeur : niveau histoire, je ne suis nulle part. Comme tout le monde, j'ai bien sûr des choses à raconter, mais en BD/illustration ? Bof. Bon, Maldoror, ça le ferait ?

    dimanche 15 février 2009

    Nuit

    Deux heures du matin, toujours debout, en train de rêvasser tout éveiller, je me dis que c'est vraiment le moment pour dessiner. Agis. Carnet qui se remplit, de taches (guère mieux), mais on s'en fou.
    Au bord de l'inconscient, je deviens mon propre spectateur, et pourtant j'agis.
    Je déconnecte, je reviens (me perd dans le monde réel ?), j'éteins la lumière, mais je reste hanté par des images qui veulent surgir, avec plus de force que d'habitude.
    La fatigue à ça de terrible qu'elle ouvre des portes qui ne veulent pas se laisser oublier. A nous de gratter pour satisfaire ces ombres du terrible souhait d'exister !

    dimanche 8 février 2009

    Trouille

    Il faut que j'avoue quelque chose : j'ai la trouille de vivre pleinement. De ne pas être à la hauteur, de ne jamais trouver ma place, de perdre mon temps, de me planter dans mes choix de vie... Et pourtant je maintiens le cap, quoiqu'il se passe, bizarrement animé d'une volonté inébranlable malgré cette trouille. Vivre cette dualité au jour n'est pas reposante... Il va être nécessaire d'affronter cette peur irrationnelle.
    Je vais citer Madeleine L'Engle :
    Human being are the only creatures who allowed to fail. If an ant fails, it's dead. But we're allowed to learn from our mistakes and from our failures. And that's how I learn, by falling flat on my face and picking myself up and starting all over again. If I'm not free to fail, I will never start another book, I'll never start a new thing
    (source : Creativity)
    Oser se planter. Puis avoir le courage de se relever et recommencer, sans oublier d'apprendre, peut-être est-ce la la seule manière de grandir et de passer outre ses peurs ?

    samedi 17 janvier 2009

    Ou est la clé ?

    Début septembre 2008, à l'aube de la dernière année scolaire académique, j'écrivais :
    En y réfléchissant encore, j'en reviens à cette idée que ce sont les préjugés qui nous bloque. Les règles sont là comme suggestion, pas comme finalité

    Mes lectures récentes – et en si j'y repense, en fait, quasi toutes mes lectures – reviennent sur cette idée, encore et encore : savoir prendre sa liberté. Non pas qu'il faille pour cela tout briser, surtout pas ! Non, c'est dans l'esprit de : apprendre à voir autrement ce qui est, ne pas en rester aux apparences, et oser s'y fier/le montrer.
    Les règles sont pour moi une manière de définir la réalité devant nous, pour nous aider à trouver un chemin. Le risque, c'est que cela ne fige notre vision ! Si nous ne pouvons voir les chemins de traverse, si nous ne voulons pas les voir, c'est une perte énorme. Pire, si des gardiens du temple (en ce compris nous même, notre plus ardent ennemi) nous empêche d'emprunter ces futurs sentiers, de peur d'être confronté à l'inconnu ?
    Non.
    Il faut affronter ses peurs. Oser.

    Un livre qui parle particulièrement bien de cela : L'univers de la possibilité : Un art à découvrir de Ben Zander et de sa femme. Il y en a bien sur des tas d'autres, mais au moins celui la n'essaye pas de nous donner des réponses finale, mais juste des questions auxquelles se confronter pour y apporter nos réponses. Il y a des voyages que nous sommes amené à faire presque seul...

    Ceci est le premier post tiré de mon carnet de réflexion/recherche/dessin. Revenir et réfléchir sur ce que j'ai pu dire, faire, prendre du recul et partager ça, en espérant créer un dialogue, plutôt que de laisser ça enfermer loin de tout.

    lundi 29 décembre 2008

    Inspiration



    Le matin, je me lève, je regarde autour de moi, et je n'ai qu'une envie : me recoucher. Enfin non, on s'emmerde dans le lit. Donc je branche mon ordi, un mouvement réflexe (si si, c'est culturel). Et la je m'ennuie, j'erre sans but, mais... des fois je tombe sur des choses qui me réveille.
    De la musique (comme sur CreateDigitalMusic.com, mais aussi sur de nombreux autres blog), ou de nombreux dessinateurs de talent (sur ConceptArt.org ). Et puis il y a bien sur Youtube, pour découvrir par exemple les conférences que l'on donne dans l'enceinte de Google (authors@google).
    Et puis il y a les conférence donnée au TED – Benjamin Zalman, James Natchwey, un des rédacteurs en chef du National Geographic...
    Dernièrement (hier, quoi), c'est une présentation d'Evelyn Glennie, musicienne de percussion et sourde. C'est donc sur le site de TED et wow. Elle montre de façon très claire la différence entre lire une partition et l'interpreter, comment écouter, et en fait : comment ne pas se limiter.
    Il est important de chercher ce genre de rencontre. De les provoquer. Pour garder la motivation, pour la recréer peut-être, même, pour se pousser à se dépasser sois même. Pour grandir.
    (Désolé : bien souvent je trouve ce genre d'information en anglais, uniquement... Les anglophones semblent avoir une réelle volonté de diffusion de ces connaissances !)